Le choix de cette musique scandinave que vous entendez et qui a pour titre :  « Ack Lova Gud (Oh, Loue le Seigneur) » peut paraître vraiment surprenant pour les personnes de mon entourage, moi qui ai grandi bien loin de toute éducation religieuse, et n’ai développé par la suite aucune affinité particulière pour la chose.

Malgré tout, à chaque fois que je me suis retrouvée (comme cela arrive très souvent quand on est musicienne) à assister à une cérémonie religieuse et devoir écouter, lire, chanter, ou répéter des textes pleins de louanges au Grand Divin, il m’est apparu évident de considérer que le Dieu dont il était question et que je devais vénérer, adorer et respecter, se trouvait en réalité au plus profond de mon être : bref, c’était moi-même ! Et à partir de là, tout a pris sens…

Mon histoire avec ma voix…

Les plus anciens souvenirs qui me reviennent en mémoire concernant ma voix chantée datent de l’époque où j’avais à peu près 3 ans et que je chantais la chanson du jardinier… « Je suis le jardinier, et dans mon jardin joli, moi j’ai des fleurs, j’ai des fleurs, j’ai des fleurs, moi j’ai des fleurs de toutes les couleurs… ».

Et je me rappelle de moments où, quelques années plus tard, nous écoutions avec tendresse et amusement l’enregistrement de cette chanson avec cette voix enfantine, captation qui avait été faite sur la bande d’un vieux magnétophone à rouleaux des années 70; c’était ma voix, la voix d’une fillette toute prête à dévorer la vie à pleines dents…

 A 5 ans, mes parents m’ont inscrite à une chorale pour enfants: « l’ Echo des Mioches ». J’ai alors pris conscience, malgré mon très jeune âge, de trois choses : j’avais de la voix, j’étais dotée d’une très bonne oreille musicale, et j’aimais ça. Donc, vocalement parlant (tiens, c’est drôle ça!), malgré quelques problèmes de prononciation de certaines consonnes, problèmes qui m’ont d’ailleurs valu plusieurs années de rééducation orthophonique assez traumatisantes je dois l’avouer, tout s’annonçait pour le mieux.

C’est lorsque j’ai souhaité, bien plus tard, prendre des cours individuels de chant que les choses ont commencé à se gâter. Au sein de mon parcours « Educatif Musical » j’ai travaillé avec (ou subi?) environ une vingtaine de professeurs différents, en passant par les écoles de musiques, les conservatoires départementaux et régionaux, la faculté de musicologie, les divers stages de formation …et cela a presque toujours été, au mieux, une aventure pas très épanouissante et peu gratifiante, au pire, le terrain d’humiliations et d’échecs redondants, démoralisants, avec en bonus perte de confiance, voix fatiguée et j’en passe. Après une période de grand ras-le-bol et d’arrêt résigné des « festivités », j’ai accepté la main tendue d’une belle personne, Corinne Klein, qui, outre le défi relevé de me « retaper » vocalement et émotionnellement, m’a fait découvrir la Psychophonie. Cela a été la première étape d’une prise de conscience des propriétés de la voix qui ne sert pas seulement à faire joli ou à plaire à un public imbibé d’une mode esthétique éphémère.

La deuxième rencontre décisive fut celle avec Serge Wilfart. En moins de vingt minutes, il arrivait à faire sortir une voix de ouf d’un stagiaire sur lequel je n’aurais pas misé un babybel au début de la première journée de stage. Et même si les méthodes utilisées par ce monsieur, aujourd’hui décédé, ne me convenaient pas toujours, j’ai réalisé une chose essentielle : que l’on se servait très souvent de la voix bien moins pour s’ épanouir que pour séduire et/ou nourrir ses névroses. Et là, ce fut le choc, et je ne sais si Arlette Laguiller s’est emparée de mon âme car les premiers mots qui me vinrent à l’esprit furent : «  On nous ment, on nous spolie ! » 

Cela a confirmé mes doutes que je n’osais prononcer jusqu’à présent à « haute voix » : quelque chose clochait vraiment dans l’enseignement vocal en général, en tous cas en France, et dans toutes les voix actuelles, lyriques ou non, chantées ou parlées, que j’avais l’habitude d’entendre en concert, à l’opéra, à la radio et autres médias, etc…   et d’un coup, je ne me suis plus sentie comme « le vilain petit canard », mais j’étais remontée comme une pendule! Il était hors de question que je laisse cet enfumage « maison » continuer sans intervenir. Dès lors, j’ai passé les deux années suivantes à transformer mon antre (mon bureau) et mon corps en laboratoire de recherche vocale. J’y ai découvert toute une ribambelle d’informations passionnantes et en découvre encore.

Avec le recul, je pense que si j’ai eu autant de difficultés avec ma voix, cela est non seulement dû à mon parcours de vie, mais aussi, certainement parce que mon corps refusait ce qu’on lui enseignait : il ne pouvait répondre positivement à quelque chose qui ne lui correspondait pas.  Alice Miller le dit d’ailleurs magnifiquement: « Notre corps ne ment jamais ». 

Et voilà à présent où j’en suis : je sais que le corps parle, que la voix essaie de nous transmettre quelques indices sur notre état personnel, et que si l’on veut bien tendre l’oreille, on risque de découvrir des trésors. 

Mais attention, l’être humain ne renonce pas si facilement au malheur! Bien souvent, il excelle davantage dans le contrôle, le jugement, que dans l’accueil et l’acceptation, question d’honneur! La bonne nouvelle, c’est que cette petite manie n’est pas incurable…

Alors je propose à présent, aux personnes qui le désirent, de leur faire profiter du fruit de mon travail, de mes expériences, et de mes recherches, au cours de stages ou lors de séances individuelles. 

Je me permets néanmoins ici un conseil avisé qui peut s’avérer utile : Si d’aventure, notre premier contact résultait d’un regrettable malentendu et que vous vous attendiez à avoir devant vous « le » modèle vocal à suivre du « maître », ou une conférencière au discours à boire sans modération (en prenant des notes si possible, c’est mieux), ou encore une diva de renom qui ne se déplace jamais sans son tapis rouge à bretelles, eh bien, ne vous laissez pas envahir par la déception en me voyant et n’abandonnez pas vos recherches: vous finirez bien par trouver…

Ma voix n’a pas vocation à servir de référence. Elle peut plaire ou déplaire mais elle a, comme vous, sa propre histoire et poursuit son propre chemin. Mais…

…Et là attention, c’est le moment où je me lance des fleurs; peut-être finalement mon côté non assumé de diva ou le moyen parfaitement habile de conclure en utilisant le thème de la chanson évoquée au début?…

 …grâce à mon expérience, mes connaissances, mon parcours, mes intuitions, ma réceptivité physique, mon énergie et mon besoin quotidien de rire parfois communicatifs, mon intérêt pour la société qui nous entoure, et mon amour sincère du genre humain, je pourrai certainement vous conseiller et vous accompagner dans vos propres recherches vocales. 

Et je pourrai tout vous montrer mais je ne pourrai rien vous apprendre. Le véritable défi sera la confiance en vous et l’écoute de vous, car il sera effectivement question de vous à ce moment-là et de personne d’autre.

 « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris! » Oscar Wilde.

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